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Les ministres des Finances de la Zone-franc planchent à Paris sur les enjeux de leur espace monétaire


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Les quinze (15) ministres des Finances de la zone-franc se sont retrouvés le 8 octobre 2018 à Paris, autour de Bruno LE MAIRE, ministre français de l’Economie et des Finances. Cette réunion s’est tenue dans un contexte de progression lente des chiffres de croissance et d’explosion d’endettement.

L’ordre du jour portait sur plusieurs dossiers tels que :

  • La situation macroéconomique et l’état de convergence nominale en zone-franc ;
  • La lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ;
  • Les risques et opportunités de la zone-franc ;
  • Le suivi de la mise en œuvre des réformes sur la mobilisation des ressources intérieures.

Dans l’ensemble, il est fait constat que la Zone se porte mieux. En effet, sa croissance, tirée par les pays de l’UEMOA, s’est accélérée de 3,6% en 2016 et de 3,9% en 2017. Les pays de la zone-franc ont continué d'enregistrer l'an dernier des taux d'inflation (+0,8%) nettement plus faibles que ceux de l'ensemble de l'Afrique subsaharienne (+11%). L'arrimage à l'euro a en effet protégé les pays de la zone-franc des chocs inflationnistes consécutifs à de fortes dépréciations du taux de change, auxquelles ont été confrontés les pays en développement les plus vulnérables.

 Bien que cette bonne performance permette une amélioration du PIB par tête, elle demeure insuffisante pour permettre un véritable décollage économique de la zone. Les déficits ont été contenus et les réserves augmentées, le plus souvent avec le soutien du Fonds Monétaire International (FMI).

Malgré ces relatifs bons chiffres, un bémol subsiste, la grande fragilité des quinze pays et leur réendettement trop rapide. En 2011, leur dette pesait 28% de leur produit intérieur brut (PIB) et 46% en 2017.

Les divergences apparues au cours de cette réunion ont concerné les moyens de contenir cette dette notamment pour les pays d’Afrique centrale. La solution préconisée par le Ministre des Finances français est une meilleure mobilisation des recettes fiscales pour garantir la solidité du développement économique. Ceci, en augmentant le taux de pression fiscale de 20% d’ici 2020. Toutefois, plusieurs pays n’ont pas adhéré à ce calendrier.

Il est à noter que cette rencontre s’est tenue dans la perspective des Assemblées d’automne du FMI et de la Banque mondiale, prévues à Bali, du 12 au 14 octobre 2018.

Agenceecofin.com du 7 octobre 2018
Jeuneafrique.com du 9 octobre 2018
Afrique.lepoint.fr du 10 octobre 2018


Publié le : 13 - 12 - 2018